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Épisode 1 – La réactivité chez le chien

6 Sep 2023 | Podcast | 0 commentaires

Reactivité

Bonjour et bienvenue dans l’épisode 1 du podcast Animale Thérapie, le podcast du comportement animal. 

Aujourd’hui, on va parler de réactivité canine en vous donnant la « vraie » définition. On peut souvent se tromper sur la définition. On appelle un chien « réactif », mais une réaction à quoi ? Est-ce que c’est être agressif ? Est-ce que c’est être dominant ? Qu’est-ce que c’est exactement ? Nous évoquerons également les facteurs de risque également de la réactivité. Est-ce que le chien est né comme ça ? Est-ce que c’est notre faute si notre chien est réactif ? Et enfin nous aborderons aussi les processus qui sont à l’œuvre pendant la réactivité.

 

Définition

 

Avant qu’on aille plus loin, je pense que c’est super important de définir exactement les termes. Un chien réactif, littéralement, ça veut dire qu’il réagit à un stimuli. Mais d’un autre côté, si un chien ne réagissait plus du tout à aucun stimuli, ça voudrait dire qu’il serait mort, tout simplement. Puisque par définition, les êtres vivants émettent des comportements en fonction des éléments de leur environnement. Donc finalement, c’est quoi être réactif ? Qu’est-ce qu’on appelle chien réactif ? La plupart du temps, on confond la réactivité et l’agressivité.

On peut tout à fait imaginer un chien être réactif, c’est-à-dire réagir extrêmement fort à un stimuli, réagir par exemple très fort à un autre chien, à un humain qui passe par là, y aller, aboyer ou à contrario, fuir, parce que finalement, la réactivité, c’est réagir à un stimuli environnemental, que ce soit pour aller dessus, pour freeze ou tout simplement pour fuir. Quoi qu’il en soit, ça signifie réagir fort à un stimuli environnemental. En fait, on considère que la réactivité est un problème quand elle joue sur le bien-être d’un individu. Là, dans la définition qu’on va utiliser aujourd’hui, je ne vais pas considérer qu’un chien qui voit un autre chien, qui veut aller jouer avec lui ou qui voit un jouet qui le prend dans la gueule pour le mordiller, c’est de la réactivité. Ce n’est pas de la réactivité dans la mesure où ça n’implique pas des émotions qui sont fortes et qui vont jouer sur le bien-être au quotidien de l’individu, provoquer des pics de stress et provoquer des comportements répétitifs. Tant qu’on ne voit pas d’émotion forte associée aux comportements, il n’y a aucune raison de vouloir stopper ces comportements-là.

Parce qu’encore une fois, comme je le disais, si notre animal arrête de réagir, ça veut dire qu’il est mort et donc ce serait tout simplement pas normal. Du moment que les comportements qu’il émet ne sont pas problématiques pour lui ni au quotidien, même vis-à-vis de nous, alors à ce moment- là, il n’y a aucune raison de vouloir les arrêter. Maintenant, je pense que vous voyez où je veux en venir avec la réactivité, c’est que si votre chien réagit très fort à un autre chien, à des humains, à un bruit particulier et que ça joue sur son bien-être, alors à ce moment-là, il y a des chances que vous ayez un chien qui soit réactif. Pour essayer d’expliquer un petit peu mieux quels sont les mécanismes qui sont à l’œuvre, ce qu’on considère et ce que moi je considère comme étant de la réactivité, c’est à partir du moment où votre chien réagit à une situation et que vous avez l’impression de totalement perdre le contrôle. C’est-à-dire que dans ces moments-là, malgré le fait que normalement, il connaisse très bien, par exemple, le assis ou le coucher ou n’importe quel trick qu’il pourrait faire d’habitude avec vous, quand vous voyez que votre chien a l’air complètement obnubilé, il a l’air de totalement perdre le contrôle, vous n’avez plus aucune connexion avec lui. Il a l’air complètement dans sa bulle, complètement focalisé sur l’objet de sa réactivité à ce moment-là. Alors là, je parle de réactivité. Je parle de réactivité uniquement dans ces moments-là, puisque le reste du temps, on l’a vu, c’est normal. C’est normal de réagir. Pour vous faire une analogie avec le comportement humain, ça s’apparente beaucoup à des moments, par exemple, où je vais dire « Bouh ! » et là « on va sursauter ». Le fait de sursauter ne passe pas par la conscience. On n’a pas besoin d’avoir réfléchi en amont à ce qu’on allait produire comme comportement, comme par exemple quand je pourrais écrire, conduire une voiture, choisir mes mots quand je parle à quelqu’un, par exemple. Tous ces comportements complexes qui passent par le conscient, qui me demandent consciemment de faire une activité ou de m’engager dans n’importe quoi, quoi que je choisisse, la réactivité, ça ne passe pas par cette phase de conscience-là. Et les comportements qui en découlent, on a l’impression de voir notre chien qui perd complètement le contrôle de ses propres comportements. C’est pour ça que dans ces moments-là, lui dire « stop », lui dire de revenir, lui dire « non » ne fonctionne pas, on a l’impression de plus avoir de rappel, on a l’impression de plus du tout avoir le contrôle, nous non plus, sur la situation.

Finalement, tout le monde perd un petit peu le contrôle de ce qui se passe, autant le chien que nous. Et c’est ce qu’il faut bien comprendre : dans la réactivité, le chien est autant une victime que ce que nous, on peut l’être, à devoir gérer ses comportements. Pour reprendre un exemple humain qui, je pense, va vous parler, c’est un petit peu quand on est allergique au pollen. À partir du moment où on est exposé à l’objet de notre allergie, le corps va réagir tout seul. J’ai beau essayer de me raisonner, j’ai beau essayer de me dire « Pourquoi je réagis comme ça ? » Ça ne sert à rien. Je vois bien que mon corps, lui, continue quoi que moi j’essaye de faire, quoi que j’essaye de mettre en place. La seule solution dans ces moments-là, pour que notre corps arrête de réagir, c’est d’arrêter d’être exposé aux stimuli qui posent problème. Là, par exemple, pour le pollen, je pourrais mettre un masque pour protéger mes narines, mes muqueuses ou je pourrais, rentrer dans une maison à l’abri du vent, à l’abri de ce qui peut potentiellement transporter du pollen.

 

Les idées reçues

 

Je fais un petit aparté quand même sur les idées préconçues qui sont liées à la réactivité. Avec ce que je viens de dire là, techniquement, je pense que vous avez déjà compris qu’ignorer le chien, par exemple, ça ne servira à rien. Parce que souvent, on est énormément culpabilisé en tant que propriétaire. Quand notre chien réagit comme ça, souvent, ce qu’on va nous dire, c’est « C’est parce que tu le couves trop, c’est ta faute » ou pire, celui que je trouve super culpabilisant : « Oui, mais de toute façon, tu n’as qu’à pas stresser autant. C’est parce que tu es stressé que ton chien réagit comme ça ». Il n’y a vraiment rien de plus faux. Si vous êtes stressé, vos réactions, vos peurs, vos anticipations, finalement, ne sont que la conséquence de votre vécu aux côtés de votre chien. Vous savez que potentiellement, il va réagir comme ça parce que vous l’avez déjà vécu, mais ce n’est pas vous qui avez causé ces comportements- là. C’est plutôt parce qu’ils sont arrivés à un moment donné que vous aussi, vous avez commencé à stresser et à anticiper. Vous êtes un petit peu, finalement, exactement dans le même cas que votre chien, c’est-à-dire que lui, quand il va par exemple être en balade, il va anticiper les stimuli qu’il va potentiellement croiser.

Par exemple, s’il est réactif avec les chiens, potentiellement, dès qu’il va sortir dehors, il va anticiper. On va peut-être voir un peu de vigilance, peut-être qu’il va anticiper, peut-être même qu’il y a des endroits, par exemple, si on passe devant un jardin et qu’on sait qu’à cet endroit-là, il y a un chien et qu’à chaque fois, avec ce chien-là, ça se passe mal, il y a des chances qu’à chaque fois que vous arriviez dans la rue, même si le chien n’est pas dans le jardin, lui, il aura associé ce lieu à quelque chose de négatif. Il aura associé avec le stimuli et le lieu en lui-même deviendra problématique. En fait, ça peut vraiment amener à des anxiétés, même vis-à-vis de l’environnement. Ça peut vraiment même amener à un chien qui va finalement stresser en permanence parce qu’il va anticiper, en fonction des lieux, les stimulis qu’il risque de rencontrer et qui, il le sait, vont le faire réagir indépendamment de sa volonté.

Dans la catégorie « idées préconçues », on a aussi beaucoup la tentative de domination. Je ne vais pas m’attarder dessus parce que ça a été quand même bien démoli depuis le temps. Vos chiens n’essayent pas de dominer les autres. Et puis surtout, cette étiquette-là, est dangereuse parce qu’elle justifie en elle-même les comportements de notre chien, sans s’intéresser au pourquoi. Pourquoi est-ce que notre chien agit comme ça ? Et du coup, le risque, c’est de le laisser dans ces contextes-là et de créer un risque d’escalade jusqu’au jour où il risque d’y avoir une réelle agression, une réelle morsure avec toutes les conséquences que ça pourrait avoir. Une autre idée préconçue qu’il peut y avoir, c’est « Il n’a pas les codes. »« Mon chien n’a pas les codes »ou « votre chien n’a pas les codes ». La plupart du temps les chiens sont tous très bien codés. Ce qu’on appelle « avoir les codes », c’est tout simplement savoir communiquer avec des membres de son espèce. Ça se produit dans la période dite « sensible du chiot », à savoir entre cinq et huit semaines et ça s’étend encore un petit peu plus, mais c’est pas ce qui nous intéresse aujourd’hui. Ce « Il n’a pas les codes » c’est vraiment une étiquette pour décrire une situation qui est utilisée à tort et à travers.

En plus de ça, ça sous-entend qu’il y a des chiens qui seraient bien codés et d’autres non, et que c’est inhérent à leur nature. Et comme je le disais plus tôt, ce n’est pas aussi simple. La plupart des chiens sont codés puisqu’ils ont été en contact, tout simplement, avec des chiens jusqu’à un certain âge. Et le fait qu’ils sachent communiquer avec les membres de leur espèce, c’est tout simplement le fruit des apprentissages qu’ils ont pu faire dans leur vie. Si on a un chien qui a été en contact avec d’autres chiens toute sa vie et qui a fait de bonnes expériences, il y a toutes les chances qu’il soit tout simplement codé. Ensuite, effectivement, sa communication dépendra de ses expériences. C’est pour ça qu’il est aussi important, quand on a un chiot, non pas de faire de l’immersion et de le jeter en plein milieu d’autres chiens, mais plutôt de cultiver le fait d’avoir des interactions extrêmement positives avec d’autres membres de son espèce pour s’assurer d’avoir un chien le plus équilibré possible. Maintenant, quand on pense qu’un chien n’a pas les codes, c’est souvent parce que, par exemple, la situation classique, c’est « j’ai un chien et puis, il y a un autre chien qui arrive, qui lui fonce dessus et qui ne s’arrête pas, malgré le fait que mon chien lui montre clairement qu’il n’a pas envie de continuer ».

Et le chien, à ce moment- là, insiste, lui aboie autour, s’excite, l’invite à jouer. D’ailleurs, souvent, c’est lié avec la fameuse idée préconçue « il veut jouer ». Dans ces moments-là, ce n’est plus du jeu. Là, ça devient du harcèlement. Et souvent, dans ces moments-là, on va dire que le chien n’est pas codé parce qu’il ne comprend pas le chien en face, comme s’il ne comprenait pas que le chien en face n’avait plus du tout envie de jouer. En réalité, c’est un peu plus complexe que ça, parce que si vous suivez ce que je dis sur la réactivité, c’est un comportement automatique. C’est exactement comme une réaction allergique, c’est exactement comme un sursaut ou être surpris. Et on a vraiment du mal à comprendre que ce soit possible, mais c’est pourtant exactement le cas. Le corps ne peut plus s’empêcher de réagir à une situation et va continuer, quoi qu’il puisse se passer, quelle que soit la conséquence, le corps va continuer. Qu’il se fasse punir, donc que le chien finisse par le mordre, qu’il y ait une agression ou qu’il l’ignore, tout simplement.

Le comportement ne va pas s’arrêter, quoi qu’il puisse se passer en face. Et c’est là, effectivement, où ça peut poser problème pour le chien en face qui, lui, va essayer de faire tout ce qu’il peut pour calmer le jeu. Et malgré tout, ça ne va pas fonctionner. Et donc, il y a un réel risque d’escalade dans ces moments- là. Pourquoi ? Parce qu’en fait, notre chien réactif va, lui, continuer à réagir exactement comme il fait d’habitude en fonction du déclencheur. Donc là, on a un chien réactif qui est allé voir un autre chien qui, lui, n’avait pas envie de s’exciter, par exemple, ou de courir partout ou de jouer. Et notre chien réactif, lui, va continuer à émettre les mêmes comportements que d’habitude sans s’arrêter. Si notre chien qui, lui, n’avait pas envie de jouer, lui dit « stop » une fois, deux fois, trois fois, et que notre chien réactif n’était plus dans un jeu sain, mais était dans la réactivité et ne pouvait pas s’empêcher de répondre à la vision de ce chien dans l’environnement. Là, on est bien d’accord que ce n’est plus du jeu, ce n’est plus une histoire de code. On est vraiment dans la réactivité où, quelle que soit la conséquence, quelle que soit ce qui se passe, notre chien ne peut pas s’empêcher de réagir.

 

Les éléments de questionnement

 

Ce qui peut vous mettre la puce à l’oreille, c’est vraiment quand vous avez un chien ou dans ces moments- là, vous essayez tout simplement de l’appeler et il n’y a aucun rappel, il n’arrive pas à revenir, vous perdez le contrôle et vous êtes obligé d’aller le chercher. Là, on parle de réactivité. Le problème, c’est que souvent, c’est jamais du jour au lendemain, on a un chien qui est agressif, c’est jamais comme ça. Ou alors c’est très rare et hors pathologie, bien sûr, mais la plupart du temps, c’est bien plus subtil que ça. Au départ, on va avoir notre petit chiot, on va se dire « c’est normal, c’est un chiot. » Il va voir tous les chiens, il adore les chiens et du coup, on attribue une intention au comportement de notre chien et il peut pas s’empêcher d’y aller à chaque fois qu’il en voit. Dès qu’il est en laisse, il peut pas s’empêcher de tirer, quitte à s’étrangler. Là, on voit bien que même s’il se fait mal, il n’arrive pas à s’empêcher d’émettre le comportement. On voit vraiment les prémices de cette réactivité-là qui sont en train d’apparaître. Le danger aussi, c’est que si notre chien n’arrive pas à s’arrêter un jour ou l’autre, il se fasse effectivement remettre en place par les autres chiens.

Et effectivement, ce qui se passe dans ces moments-là, c’est que notre chien réactif, qui ne pouvait tout simplement pas s’empêcher d’émettre ce comportement-là en ayant vu par exemple le chien en face, il va apprendre que le chien en face est potentiellement un danger. Le chien en face, potentiellement, il fait mal et donc il va y avoir une escalade des comportements parce que notre chien, il va toujours continuer à avoir le même comportement qu’il avait jusqu’ici. Il va continuer à aller voir les autres chiens exactement comme d’habitude, sauf que maintenant, il y aura de plus en plus d’émotions négatives associées à cette vision du chien. C’est comme ça qu’on peut avoir une réactivité qui dérive très subtilement vers de l’agression où, au bout d’un moment, on peut tout à fait avoir un chien qui fonce sans s’arrêter vers l’autre chien et qui le croque directement sans avoir mis de signe. Tout simplement parce qu’il va anticiper le fait que quand je m’approche d’un chien, quand je suis dans une situation de balade, quand le chien refuse de jouer avec moi ou autre, alors, il y a danger, alors je sais que je vais me faire bouffer.

Et donc, j’anticipe et je mors avant de me faire mordre. On voit bien, finalement, à travers tous ces exemples que la réactivité, ce n’est pas aussi simple, ce n’est pas binaire. C’est pas « on a un chien réactif ou on l’a pas ». On a un chien qui a un potentiel de le devenir. On a un chien qui peut-être l’est déjà et on ne s’en rend pas compte. Peut-être qu’on a mal interprété ses comportements. Peut-être qu’on pensait qu’il voulait jouer depuis tout ce temps-là et peut-être que c’était déjà les prémices du une réactivité latente. Souvent, quand on travaille avec un professionnel, lui, ce qu’il va faire, c’est déterminer exactement ce qu’il en est par rapport à votre situation, par rapport à votre chien. Il va vraiment vous aider à y voir plus clair, savoir comment lire les éléments de langage corporels de votre chien, comment les interpréter de la bonne façon, analyser les situations pour pouvoir ensuite mettre en place des choses qui soient appropriées à votre chien, à votre situation. Dans tous les cas, si vous avez un chien qui est réactif de façon avérée, si vous avez peur que ce soit le cas ou si vous trouvez qu’il y a une sensibilité particulière pour votre chien, qu’il a vraiment un potentiel pour devenir réactif, il y a toujours des petits indices qui peuvent vous permettre de voir ce genre de choses-là.

Je vous conseille vraiment de vous faire accompagner par un professionnel parce que ça vous évitera de perdre du temps, autant pour votre chien que pour vous. Ça permettra vraiment un apaisement pour tout le monde, pour vous et pour votre chien. Vraiment, faites-vous accompagner. En tout cas, je pense que c’est vraiment primordial. Ici, petit disclaimer quand même, quand je parle de réactivité, je parle de réactivité liée au stress, au stress lié aux peurs et notamment les peurs qui sont acquises. Je ne parle pas du tout de prédation, par exemple. La prédation, ça va être plutôt des comportements de réaction vis-à-vis d’un stimuli dans un contexte donné et qui sont inhérents aux capacités de notre chien, qui sont innées donc, parce que nos chiens ont des mécanismes de prédation. En fonction des races, ça va dépendre lesquels, mais effectivement, là, je parlais vraiment de réactivité liée au stress, aux peurs et aux anxiétés. Et puis, ce n’est jamais binaire, la réactivité. On peut tout à fait avoir un chien qui est réactif à certains chiens dans certains contextes. Par exemple, moi, j’ai déjà vu souvent des chiens qui n’étaient réactifs qu’aux grands chiens, pas aux petits, ou inversement.

J’ai déjà vu aussi des chiens qui n’étaient réactifs qu’à un certain type racial de chien ou des chiens qui étaient réactifs que, par exemple, aux chiens qui étaient noirs et feux. Ça arrive très souvent en association d’avoir vraiment une réactivité qui est très précise. Donc ce n’est jamais aussi binaire que simplement se dire « Est-ce que ce chien est OK chien ou pas ? » ou « Est-ce qu’il est OK humain ou pas ? » On peut tout à fait avoir des réactivités bien plus subtiles, et c’est d’ailleurs souvent le cas avec des chiens qui sont OK dans certains contextes ou vis-à-vis de certains types de stimuli et pas d’autres. Et ça, c’est pareil, si vous vous faites accompagner par un professionnel, il saura mettre en place des stratégies d’intervention qui soient adaptées à votre chien, à votre situation, pour être efficace. Parce qu’effectivement, si vous travaillez sur un stimuli qui ne pose aucun problème à votre chien, dans un contexte qui ne pose aucun problème à votre chien, finalement, le jour où vous allez vous retrouver dans la situation qui pose problème avec le chien ou l’humain qui pose problème, c’est exactement comme si vous n’aviez rien travaillé jusqu’ici, puisque vous n’aviez pas travaillé les problématiques de fond de ce chien-là dans ces contextes-là.

 

Les facteurs de risques : 

 

Maintenant qu’on a dit tout ça et comme on parle vraiment de réactivité liée au stress, aux peurs, aux anxiétés, quels sont les facteurs de risque ? Est-ce que vous êtes vraiment la source de la réactivité de votre chien ? Est-ce que c’est vous le problème ? Ou est-ce que c’est l’environnement ? Ou est-ce que c’est inhérent à votre chien ? Est-ce que c’est vous le problème ? Est-ce que c’est votre chien le problème ? Est-ce que c’est l’environnement le problème ? Comment y voir clair dans tout ça ?

Et là, malheureusement, ce n’est pas aussi simple. En fait, il y a des marqueurs génétiques qui ont été mis en évidence sur les peurs et sur les anxiétés. Donc effectivement, il y a des risques qu’en prenant certaines races ou en tout cas certaines lignées ou certains individus, et malheureusement, par exemple, dans le cas d’individus qui sont nés en association, qui sont nés dans la rue ou chez des particuliers, on ne connaît pas du tout leur génétique, on ne sait pas comment étaient les parents. Donc on va dire que là, c’est un peu le loto. 

On peut avoir des chiens qui ont un patrimoine génétique qui les met à leur avantage. Et puis, malheureusement, on peut aussi avoir exactement le contraire. Et ça, on ne le saura pas à moins d’être en élevage et que l’élevage fasse en sorte d’avoir une sélection basée aussi sur les éléments de comportement de ses reproducteurs. Et même quand c’est le cas, ce n’est pas aussi simple. Parce qu’effectivement, il y a des marqueurs génétiques, mais sur une portée de dix chiens, il peut y en avoir la moitié qui vont avoir une sensibilité particulière, qui vont avoir ces marqueurs génétiques-là, et l’autre moitié qui se porte très bien. Tout comme on peut avoir deux parents absolument fantastiques et avoir une majorité de la portée qui est exceptionnelle et avoir une autre partie de la portée qui, elle, va être sensible. Effectivement, c’est plutôt une histoire de mettre les chances de son côté, mais on peut jamais exactement savoir quand on va choisir un chiot comment est-ce qu’il va évoluer, même en essayant de mettre 100% des chances de son côté. Il faut quand même le faire, mais vous ne pouvez pas tout anticiper.

Et puis, il y a d’autres facteurs de risque. Il y a des facteurs de risque congénitaux pendant la gestation. Comment s’est passée la gestation ? Il y a des choses qui passent par le placenta. Il y a aussi des facteurs épigénétiques et qui sont transmissibles, en plus de ça, sur plusieurs générations. Épigénétique, ça veut dire qu’on peut acquérir quelque chose au cours de sa vie. Par exemple, si on a eu un traumatisme ou des émotions ou un stress extrêmement intense au cours de sa vie, ça peut marquer notre ADN (très exactement activer certains marqueurs sur notre ADN). C’est pour ça qu’on appelle ça épigénétique, parce que c’est acquis au cours de notre vie et ça peut également se transmettre à notre descendance. Ça, ça a été très bien mis en évidence, y compris chez l’humain. Finalement, le dernier gros facteur de risque représente les conditions environnementales auxquelles aura été confronté le chiot. Par exemple, est-ce qu’il y a eu une séparation précoce avec sa famille ? Parce que l’attachement et l’environnement auquel va être soumis un individu de façon précoce au départ, au démarrage de sa vie, va avoir un impact aussi sur le développement de l’individu, autant quand il est chiot qu’un impact ensuite quand il va grandir, sur sa façon d’appréhender les événements, sur sa façon de gérer les situations auxquelles il va être confronté.

Et bien sûr, après, l’acquisition au cours de la vie. Mais effectivement, deux individus qui ont été confrontés aux mêmes situations ne vont pas la percevoir voir, ni réagir, ni avoir les mêmes perceptions de cette situation, ni en tirer les mêmes conclusions, tout simplement. Et donc ça, c’est important à avoir en tête parce que même si vous essayez de tout mettre en place convenablement, vous pouvez avoir un chien qui va être plus difficile qu’un autre dans les mêmes conditions environnementales. Effectivement, on pourrait très bien se dire « j’ai eu des chiens pendant 40 ans, toute ma vie » et là, vous pouvez tomber sur un chien qui va vous mettre en difficulté, qui va vraiment vous pousser dans vos retranchements, parce que lui, contrairement aux autres, il va avoir une sensibilité différente, il va vivre les situations différemment, il va être plus sensible à ce qui lui arrive. Même si vous avez énormément d’expérience avec les chiens, vous n’êtes pas à l’abri de tomber sur un chien vraiment difficile un jour ou l’autre.

Il peut y avoir aussi des facteurs aggravants à la réactivité, comme par exemple, tout simplement des douleurs. Les douleurs, c’est vraiment quelque chose qui est la grande oubliée en stratégie d’intervention. Souvent, on oublie que quand un chien réagit, ça peut être aussi parce qu’il a des douleurs qui le plombent, tout simplement émotionnellement, ou qui le fatiguent, qui lui provoquent de l’harassement émotionnel. Je veux dire n’importe qui est capable de comprendre que quand on a mal quelque part, on va être beaucoup moins tolérant à des choses qui, pourtant, ne nous auraient posé aucun problème dans un autre contexte. Souvent, quand c’est approprié et si vous travaillez avec un professionnel, il va vous dire à un moment donné « attention, là, je pense que ton chien, il a peut-être besoin d’aller voir un vétérinaire pour faire un check-up de son état de santé ». Ça peut être des douleurs articulaires, la thyroïde ou autre chose, des allergies, un cancer, ça peut être tellement de choses. Vraiment, il y a des éléments qui peuvent mettre la puce à l’oreille à un professionnel et qui va vous dire « attention, là, je pense que ça vaut le coup que t’ailles voir un vétérinaire pour faire le point et pour au moins éliminer cette piste-là ». Comme ça, si au moins il n’y a rien, on est rassuré, mais si jamais il y avait une douleur, ça vous permettra de la traiter. Et ça se voit notamment quand on a un chien qui a une réactivité qui se développe de façon soudaine, c’est-à-dire que ça fait 5, 6, 7 ans que vous avez votre chien, tout allait très bien et puis soudainement, il va commencer à être très difficile avec les autres chiens avec qui ça allait très bien aussi dans sa vie. Souvent, là, ça peut être un indice. Pas toujours, mais ça peut être un indice comme quoi là, vous avez besoin d’aller faire un check-up vétérinaire pour éliminer toute piste d’ordre pathologique, tout simplement. Si vous avez le moindre doute, allez consulter, vraiment. Vous ne perdez rien et au pire, il n’y a rien et tant mieux. Parce que le problème, c’est que s’il y a une pathologie sous-jacente, quelle qu’elle soit, vous aurez beau travailler autant que vous voulez, ça ne fonctionnera pas. Vous pourrez mettre toutes les stratégies comportementales en place, vous pourrez essayer de faire du management au maximum. Si on ne règle pas la source de cette réactivité-là, ça finira tôt ou tard par revenir et vous serez de nouveau confronté au même comportement problématique. Donc, oui, parfois ça peut être un peu coûteux, mais en tout cas, ça peut s’épargner bien des désagréments et des hauts et des bas qu’on ne comprend pas. Donc ça vaut le coup.

Il y a donc de nombreux facteurs de risque et c’est la raison pour laquelle il est très difficile à anticiper.

Pour répondre à notre question initiale, est-ce que c’est à cause de vous si votre chien est réactif aujourd’hui, s’il a des peurs, s’il a du stress, s’il a des anxiétés ? Non, non, non et non. Ce n’est pas de votre faute, tout simplement. Vous ne pouvez pas gérer l’intégralité des paramètres auxquels aura été soumis votre chien dans sa vie. Ce que vous pouvez faire, en revanche, vous, c’est une fois qu’il atterrit dans votre vie, dans votre famille, vous pouvez essayer au maximum de faire en sorte, en gérant l’environnement, qu’il ait des expériences positives avec ses congénères, avec les autres humains, de l’exposer tranquillement aux choses qui pourraient potentiellement lui faire peur, de le protéger au maximum.

Si, par exemple, il a une sensibilité au bruit, s’il a peur des feux d’artifices ou qu’il a peur des orages, vous pouvez essayer de le protéger au maximum pour éviter, surtout dans ces phases de développement-là, qu’il soit exposé à des choses qui lui fassent trop peur. En attendant de pouvoir le travailler, on peut toujours protéger, mais effectivement, vous n’êtes pas responsable de la façon dont il va appréhender le monde qui lui est totalement propre, tout simplement.

 

Les solutions

 

Finalement, comment est-ce qu’on se sort de la réactivité ? Premièrement, si vous avez un chien qui est réactif, qui a des difficultés, qu’il y a du stress via certaines situations ou dans certains contextes, tout simplement, appelez un professionnel. C’est la meilleure chose que je puisse vous dire parce que tout seul, c’est très difficile de faire le tour de tous les éléments qu’il y a à en prendre en compte. Il y a vraiment énormément de paramètres à gérer. Il y a beaucoup de situations et vous risquez de piétiner dans son évolution. Et vous pouvez aussi vous y épuiser.

Là, on deal avec des émotions qui sont extrêmement fortes et c’est épuisant aussi pour l’humain. C’est ça aussi qu’il faut bien comprendre parce que vous, en attendant, vous vivez avec ces comportements-là au quotidien. N’hésitez pas, faites vous accompagner. Ça, c’est vraiment mon premier conseil parce que, quelles que soient les choses dont je vais parler aujourd’hui, dans tous les cas, ce sera jamais aussi complet qu’un professionnel qui vous donne un avis éclairé sur votre situation.

Maintenant, comment fait-on exactement ? Quand on a des réactivités qui sont liées au stress, aux peurs ou aux anxiétés, la toute première chose à mettre en place, c’est absolument retirer au maximum les facteurs de stress. Pourquoi ? Parce que quand on a un chien qui a été soumis à du stress continuel pendant un certain nombre de semaines, de mois, voire d’années, et qu’on ne s’est pas forcément rendu compte que là il était en stress depuis autant de temps, les mécanismes qui ont été à l’œuvre pendant tout ce temps vont être très forts, très imprégnés, et donc, il ne va pas du tout être disponible pour travailler à ce moment-là.

C’est exactement comme si moi, j’étais un enfant et que j’avais énormément de stress parce que il y avait une maîtresse qui était “très méchante” et qui n’arrêtait pas de me gronder. Et puis là, elle va me demander de passer devant la classe, au tableau, devant tout le monde pour faire un exposé alors que je m’y attendais pas. Et en plus de ça, elle me gronde et elle me dit « Dépêche- toi ». Ce qui risque de se passer, c’est que je bloque complètement et sois complètement tétanisée. Pourquoi ? Parce qu’à ce moment-là, mon cerveau, il ne pense qu’au stress qu’il est en train de vivre, il freeze, tout simplement. Je vais être complètement ébêté, alors que peut-être, et c’est ça l’ironie, je sais exactement quoi faire. Peut-être que dans d’autres conditions, j’aurais été absolument parfaite pour cet exercice, mais là, le stress l’emporte sur la raison. Et c’est vrai également pour nos chiens. Demander à un être vivant qui est en lutte pour sa survie à ce moment-là, qui a des comportements qui sont automatiques, qui impliquent des émotions qui sont extrêmement fortes, d’être disponible quel que soit le travail que vous avez décidé de mettre en place sera inefficace.

La toute première chose à mettre en place, c’est le management. C’est, en d’autres termes, protéger votre chien pour réduire au maximum le nombre de stress auxquels il va être exposé dans une journée. Par exemple, vous avez un chien qui est réactif aux autres chiens. Une stratégie de management classique et efficace qu’on pourrait se dire qu’on va appliquer au quotidien, ce serait d’essayer de sortir soit dans d’autres endroits, soit à des heures différentes, pour essayer de baisser la charge émotionnelle que ressent son chien. Déjà, ça, c’est la première chose. Il faut absolument que notre chien, quand il sort, ne soit pas tout le temps en hyper vigilance, il ne soit pas tout le temps en train d’anticiper les choses négatives qui vont lui arriver pendant la balade. Sinon, une fois que vous serez dans cet environnement-là, vous n’arriverez même pas à recapter son attention, vous n’arriverez même pas à mettre en place le moindre travail, tout simplement parce qu’il sera déjà très haut en émotion, alors même qu’il lui est rien arrivé. Vraiment, la première chose à mettre en place, c’est ce management-là, c’est lui permettre de s’apaiser, au maximum et de ne pas ressentir du stress.

Parce que le problème du stress et des peurs, c’est que ça provoque des pics de cortisol dans le cerveau et qu’il faut beaucoup de temps pour l’évacuer. Plus il y en a qui traînent, et plus il y a de chances que notre chien soit sensible et plus il y a de chances qu’il réagisse à nouveau s’il est exposé à cette même situation ou une situation semblable. Notre but est de le protéger. C’est la première chose à mettre en place. Ce n’est qu’après, quand on a protégé notre chien, qu’il va être disponible pour pouvoir travailler et mettre en place des choses, qu’on va attaquer ce qu’on appelle une désensibilisation systématique.

La désensibilisation, c’est l’exposition graduelle à un stimuli qui est à une intensité si basse qu’elle ne provoque pas ou quasiment pas de réaction de la part de l’individu. Par exemple, si on a un chien qui est réactif aux autres chiens, à chaque fois qu’il voit un chien, disons un chien type berger allemand, alors il se transforme en monstre au bout de la laisse, il tire, il aboie, il s’étrangle, il tourne sur lui-même, il montre les dents. On pourrait imaginer tout un tas de comportements qui nous font penser que là, il est en détresse. La meilleure chose à faire, ça va être de reculer, pour baisser l’intensité du stimuli. Exactement comme on fait avec les protocoles de désensibilisation pour les allergies, par exemple. C’est-à-dire qu’en fait, on veut arriver à un seuil où le corps ne va plus se sentir obligé de réagir, parce que l’intensité est suffisamment basse pour ne plus provoquer la réaction automatique. Et cette notion-là est très importante parce que souvent, quand on fait de la désensibilisation, on s’arrête simplement dans la définition « Je dois l’exposer » aux stimulis qui posent problème. Et le risque, c’est de faire de l’immersion. Le risque pour notre chien qui, par exemple, est réactif aux autres chiens est de l’amener trop fort et donc de l’amener trop vite à être exposé aux chiens alors qu’il n’était pas encore prêt. Et donc de provoquer de l’impuissance apprise, – j’en parlerai certainement dans un futur épisode –  de provoquer une escalade, une apathie ou d’avoir encore plus de problématiques ensuite dans d’autres contextes.

C’est le risque de voir apparaître des comportements compensatoires parce que notre chien ne se sent toujours pas bien et va exprimer ces émotions-là différemment. C’est cacher un problème pour en soulever un autre, finalement. L’immersion, ça ne protège absolument pas son chien et ça ne permet pas à notre chien de continuer à préserver son bien-être émotionnel. Et ça, c’est vraiment la nuance la plus importante. Quand on fait de la désensibilisation, on ne peut pas simplement se contenter de faire de l’exposition. Et c’est là où, bien souvent, pour savoir doser, pour savoir exactement où est-ce qu’on se met, dans quel contexte, comment est-ce qu’on doit exposer notre chien pour que ce soit efficace, un professionnel est absolument nécessaire. Ce dont je parle ici, c’est ce qu’on appelle le seuil de tolérance. Le but du jeu, c’est d’exposer son chien en dessous de la zone maximale à laquelle il va réagir. Cette notion de seuil de tolérance est à définir pour savoir à quoi elle correspond pour votre chien. En fonction du stimulus qui, lui aussi, intervient dans l’équation.

J’ai déjà vu des chiens qui avaient un seuil de tolérance complètement différent en fonction de si c’est un grand chien, un petit chien, en fonction de comment se comporte le chien en face. Si le chien ignore, alors peut- être que le seuil de tolérance va être très éloigné. Mais si, par exemple, le chien le regarde fixement, alors là, par contre, le seuil de tolérance risque d’être très difficile à gérer et il va falloir se reculer beaucoup. Parce qu’on pourrait imaginer, et c’est souvent cas, que notre chien qui a des difficultés avec les autres chiens, à chaque fois qu’il s’est fait mordre, par exemple, par un autre chien, le signal précurseur, c’était que ce chien en face le regarde fixement. Maintenant, il va anticiper. Dès qu’il va voir un chien le fixer, il va de suite se dire « Là, je vais me faire bouffer. » Ça peut être beaucoup plus difficile à gérer en fonction aussi du comportement du chien en face. Et donc c’est pour ça, justement, que je parlais de « Attention, les éléments auxquels vous allez l’exposer vont être très différents». Se faire accompagner par un professionnel est idéal pour arriver à avoir la meilleure lecture et le meilleur chemin d’accès possible à votre chien.

De toute façon, le professionnel avec qui vous travaillerez vous apprendra à lire votre chien. Parce que lire son chien et être capable d’interpréter de la bonne façon ses comportements, être capable d’anticiper, de voir que quand son chien se commence à freeze, à regarder en face, à avoir les oreilles qui se mettent en arrière, alors potentiellement, là, il commence déjà à être en stress et l’idée, ça va être d’agir de telle ou telle façon pour faire en sorte d’éviter une escalade, pour faire en sorte de pouvoir le protéger avant que ce soit trop difficile à vivre pour lui. Ou quelle que soit la stratégie qui doit être mis en place à ce moment-là, l’idée, c’est vraiment de vous donner les outils pour savoir comment réagir dans toutes les situations de façon la plus efficace possible. 

 

Je m’arrête ici pour cet épisode. Aujourd’hui, nous avons vu ensemble la définition de la réactivité. En prenant de nombreux exemples, on a vu tous les facteurs de risque ainsi que des idées préconçues et les prémices du travail à mettre en place. Nous en reparlerons dans un prochain épisode pour approfondir ce sujet. On parlera d’étiquettes, de dominance, de race et bien d’autres sujets encore. Nous verrons comment les étiquettes nous limitent, comment elles façonnent notre rapport au monde et notre façon d’interpréter les comportements de nos animaux.

 

J’ai dédié un webinaire complet sur la réactivité qui dure quatre heures et demie, qui est beaucoup plus complet que ce qu’on a pu aujourd’hui évoquer partiellement. Je vous recommande fortement d’aller le regarder si vous voulez aller plus loin, en savoir vraiment plus, aller au fond des choses avec la réactivité et mettre en place des choses de façon efficace avec votre chien. Vous le trouverez en bas de page.

Si vous avez des questions ou des remarques sur l’épisode du jour, n’hésitez pas à commenter. Pour les prochains épisodes, vous pouvez également suggérer un sujet qui vous tient à cœur. 

Vous pouvez également rejoindre mon Instagram pour plus d’informations, de tips et de ressources gratuites : @animaletherapie et sur Facebook. Vous avez un souci de comportement avec votre animal et vous avez envie de vous faire accompagner de façon éthique et professionnelle ? Vous pouvez me contacter directement sur contact@animalethérapie.com !

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Marion Nicolas

Comportementaliste animale passionnée, je vous aide à établir un véritable connexion et installer une relation saine et sereine avec votre animal.

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